Avoués et avocats devraient fusionner en 2010

Avoués et avocats devraient fusionner en 2010

Le recours à un avoué pour défendre les dossiers en appel ne serait plus obligatoire.
Rachida Dati a fait valoir que l’accès au juge d’appel sera ainsi « simplifié et moins coûteux pour le justiciable ». De plus, en application de la directive du 12 décembre 2006 sur les services, qui entrera en vigueur en 2010, les règles d’accès à la profession d’avoués ne sont pas compatibles avec le principe de libre concurrence.
Le Parlement sera appelé à se prononcer sur ce projet de réforme qui pourrait prendre effet le 1er janvier 2010. Au préalable, une concertation sera engagée avec les avoués et leurs représentants.
Dans un communiqué, le Conseil national des barreaux (CNB) ainsi que la Conférence des Bâtonniers constatent que les conclusions du rapport Attali comportaient notamment cette mesure avec l’objectif de la création d’une grande profession du droit (préconisée par le CNB ; V. JCP A 2008, act. 413 ; Procédures 2008, alerte 18 ; JCP G 2008, act. 79). Il s’agit d’une première étape dans cette direction.
Selon le CNB, rien ne s’oppose à cette intégration qui concerne « une profession à la déontologie comparable à celle des avocats », et dont les activités sont déjà exercées par les avocats (devant les tribunaux de grande instance). Cette réforme devra « favoriser l’efficacité de la justice de second degré et la maîtrise de son coût, le tout au profit des justiciables ». Elle suppose, néanmoins, pour son succès, « que soient prises en considération les conséquences économiques qu’elle comportera pour les avoués et pour les personnels de leurs études ».

 
Source
Min. Justice, 10 juin 2008, communiqué
CNB, 10 juin 2008, communiqué
Conférence des Bâtonniers, 10 juin 2008, communiqué

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Concurrence : Ouverture maîtrisée du marché des jeux en ligne

Au premier semestre 2009, seront créées d’une part, une autorité de régulation chargée de délivrer des agréments aux opérateurs, et d’autre part, trois catégories de licence (paris hippiques, paris sportifs et « certains jeux de casino comme le poker, le blackjack et la roulette »). Le ministre a précisé que les opérateurs disposant d’une licence dans un autre État de l’Union européenne ne seraient pas systématiquement autorisés à opérer en France. Par ailleurs, les organisateurs sportifs auront la possibilité d’organiser eux-mêmes des paris en ligne pour leurs propres événements, « sauf pour les clubs ». Afin de lutter contre les sites illégaux, le contrôle des données informatiques et des transactions financières devrait être renforcé.
L’ouverture du marché concernera tous les jeux d’argent ainsi que les paris sportifs en ligne, « à l’exception des loteries et des machines à sous et des réseaux en dur ». Seront également autorisés le poker en ligne et « certains jeux de casino, comme le blackjack et la roulette » (Sur les jeux et paris en ligne, V. notamment, Contrats, conc. consom. 2007, étude 12).
Concernant les courses hippiques, le principe des paris mutuels – où les cotes évoluent en fonction des mises – est conservé. Pour les autres paris sportifs en ligne, le ministre suggère la mise en place de paris à cotes fixes, la Française des Jeux n’ayant plus le monopole dans ce domaine.
La libéralisation du marché des paris en ligne fait suite à une demande de la Commission européenne, formulée dans un avis motivé adressé à la France le 27 juin 2007 (V. JCP E 2007, 2144). Rappelons également que des propositions ont été formulées le 24 avril 2008 sur la réorganisation globale du secteur des jeux et sur la modernisation du régime juridique (V. Dépêche JurisClasseur, 25 avr. 2008).

 

Source
Premier ministre, 9 juin 2008, communiqué

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Adoption au Sénat de la proposition de loi sur la réforme de la prescription civile

Le 5 juin 2008, les sénateurs ont adopté en deuxième lecture la proposition de loi portant réforme de la prescription en matière civile visant à moderniser et à rendre plus cohérentes les règles en vigueur (sur la proposition de réforme, V. : Constr. – urb. 2007, Gwénaëlle Durand-Pasquier, alerte 45 ; Loyers et copr. 2007, alerte 59 ; RCA 2007, alerte 58 ; JCP G 2007, act. 385 ; JCP N 2007, act. 591 ; dépêches JurisClasseur, 12 mai 2008, 685).
Tout d’abord, la durée de prescription de droit commun est fixée à cinq ans pour les actions personnelles ou mobilières et à trente ans pour les actions réelles immobilières.
Par ailleurs, des délais particuliers sont prévus en matière de responsabilité. Ainsi, l’action en responsabilité contre les personnes ayant représenté ou assisté les parties en justice est soumise à un délai de prescription de cinq ans à compter de la fin de leur mission. Concernant l’action en responsabilité pour dommage corporel, le délai de prescription est de dix ans à compter de la consolidation du dommage initial ou aggravé.
L’action en réparation du préjudice résultant d’une discrimination est soumise à un délai de prescription de cinq ans, Ce délai, insusceptible d’aménagement conventionnel, a pour point de départ la révélation de la discrimination.
En outre, diverses dispositions sont relatives au report du point de départ, à la suspension ou à l’interruption de la prescription. Ainsi, le recours à la médiation ou à la conciliation est une cause de suspension de la prescription.
Enfin, un aménagement conventionnel de la prescription est possible, les parties pouvant d’un commun accord : abréger ou allonger la durée de la prescription (qui ne peut toutefois être réduite à moins d’un an ni étendue à plus de dix ans) et ajouter aux causes légales de suspension ou d’interruption.
Ces aménagements conventionnels ne sont cependant pas applicables aux actions en paiement ou en répétition des salaires, arrérages de rente, pensions alimentaires, loyers, fermages, charges locatives, intérêts des sommes prêtées et, généralement, aux actions en paiement de tout ce qui est payable par années ou à des termes périodiques plus courts.

 
Source
Proposition de loi Sénat, TA n° 104, (2007-2008)
 

La preuve d'un mandat de gestion immobilière délivré à un professionnel ne peut être rapportée que par écrit

Par un arrêt du 5 juin 2008, la première chambre civile de la Cour de cassation a jugé que la preuve d’un mandat de gestion immobilière délivré à un professionnel ne peut être rapportée que par écrit.
En l’espèce, les locataires d’une maison ayant reçu d’une société de gestion immobilière un congé avec offre de vente, avaient déclaré accepter cette offre le 24 février 2000. Par correspondance du même jour, la société leur faisait part du retrait de cette offre. Les locataires ont assigné le propriétaire et la société pour que soit constaté le caractère parfait de la vente.
La cour d’appel (CA Toulouse, 3 nov. 2003) a fait droit à leurs prétentions à l’encontre du propriétaire et a condamné l’agent immobilier à verser des dommages-intérêts à celui-ci.
La Cour de cassation censure la décision des juges du fonds pour violation des articles 1er et 6 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 et l’article 64 du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972. Elle souligne que pour décider que le propriétaire était engagé par l’offre de vente et que la vente était parfaite, la cour d’appel s’est fondée sur l’existence d’un mandat apparent en retenant que les locataires pouvaient légitimement croire que la société immobilière avait le pouvoir de gérer le bien et de délivrer un congé pour vente au nom du bailleur. La Haute juridiction expose que selon les dispositions des deux premiers de ces textes, qui sont d’ordre public, les conventions conclues avec les personnes physiques ou morales qui, d’une manière habituelle, se livrent ou prêtent leur concours aux opérations portant sur les biens d’autrui et relatives, notamment, à la gestion immobilière, doivent être rédigées par écrit. Elle ajoute que suivant le troisième texte, le titulaire de la carte professionnelle "gestion immobilière" doit détenir, à moins qu’il représente la personne morale qu’il administre, un mandat écrit qui précise l’étendue de ses pouvoirs et qui l’autorise expressément à recevoir des biens, sommes ou valeurs, à l’occasion de la gestion dont il est chargé. La cour en conclue que la preuve de l’existence et de l’étendue du mandat de gestion immobilière délivré à un professionnel ne peut être rapportée que par écrit et que le mandat apparent ne peut tenir en échec ces règles impératives.

 
Source
Cass. 1re civ., 5 juin 2008, n° 04-16.368, F P+B+R+I, cassation

Procédures douanières : Le système harmonisé entre le Maroc et l'UE

L’harmonisation législative et douanière en matière de commerce extérieur est parmi les dispositions importantes prévues par l’Accord d’association Maroc-Union européenne. Cette normalisation des procédures est un préalable indispensable que ce soit pour le Maroc ou les autres pays de la rive sud-méditerranéenne, pour aspirer à un statut plus avancé avec l’UE. C’est dans ce cadre qu’une opération de jumelage institutionnel sur la facilitation des procédures du commerce extérieur a été lancée à partir de décembre 2005 pour une durée de 31 mois. Les institutions marocaines bénéficiaires de cette initiative sont l’Administration des douanes et le ministre du Commerce extérieur. Ce projet, dont le coût dépasse les 7,5 millions de DH, a été mené en partenariat avec les organismes similaires de l’Italie. «Il s’agit d’un jumelage ayant pour objectif général d’harmoniser et de faciliter les procédures du commerce extérieur pour améliorer la fluidité des échanges entre le Maroc et l’UE», a rappelé Abdellatif Zaghnoun, directeur général de l’Administration des douanes et impôts indirects, lors du séminaire de clôture de ce chantier tenu à Rabat vendredi dernier. Et d’ajouter que «les institutions marocaines partenaires ont saisi cette opportunité pour développer une synergie et une cohésion dans les relations non seulement entre les intervenants du commerce extérieur mais également entre les différentes administrations concernées». Ceci a permis de concevoir de nouveaux procédés et techniques basés sur les standards européens dans le but de faciliter et améliorer les échanges avec nos différents partenaires. Pour Zaghnoun, outre les objectifs de fluidité des échanges et de contrôle normatif, ce jumelage permet également de faire face à la nouvelle contrainte de sécurité. Sur le plan pratique, le responsable des douanes a présenté les différentes mesures de réformes mises en place par son département. Il s’agit notamment de l’introduction de nouveaux modes de cautionnement et de la gestion personnalisée en matière de régimes économiques en douane. La mise en œuvre du cadre de norme de l’Organisation mondiale des douanes figure également au menu. Mais le travail le plus important réalisé est la dématérialisation des procédures et documents douaniers. Tous ces chantiers ont été nécessaires pour accompagner la promotion des échanges commerciaux entre le Maroc et l’UE qui ne cessent d’évoluer au fil des années, selon Bruno Dethomas, ambassadeur, chef de la délégation de la Commission européenne à Rabat.


13 projets

Actuellement, 13 projets de jumelage ont été lancés. Le projet concernant la facilitation des procédures du commerce extérieur a été parmi les quatre premiers jumelages financés dans le cadre du programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord d’association, selon Dethomas. Les trois autres concernent la sécurité maritime, l’environnement et la migration.

Nour Eddine EL AISSI

Source : http://www.leconomiste.com du 6 juin 2008

Publication du rapport annuel du Forum des droits sur l'internet

Préfacé par François Fillon, ce sixième rapport, dresse le bilan des activités du forum et propose une analyse complète des enjeux nationaux et internationaux du monde numérique de 2007.
Le forum a souhaité recentrer son rapport annuel sur l’analyse des principaux enjeux relatifs aux usages du monde numérique. À ce titre, les libertés fondamentales, le commerce et la consommation, la propriété intellectuelle et la régulation sont passés en revue. En 2007, plusieurs grandes tendances se dégagent :
– la France complète son dispositif législatif pour renforcer la protection des mineurs sur internet et les acteurs témoignent de leur implication par la signature d’accords avec le gouvernement.
– les lois et projets de lois sur la liberté d’expression ont suscité un vif débat et la question des codes et labels a été très discutée.
– la vie privée reste un sujet central, alimenté par le phénomène des réseaux sociaux, des questions autour de l’identité numérique, de la conservation des données de connexion et de l’adresse IP.
– la diversification de l’offre culturelle et la lutte contre la contrefaçon en ligne ont été au coeur des discussions mais sont toujours en attente de réponses.
– la vie politique s’est emparée d’internet.
– internet a favorisé une plus grande concurrence commerciale sur fond d’évolution du cadre de la protection des consommateurs.
– la France prend du retard sur l’accessibilité technique et sur le multilinguisme des sites internet.
– le nommage cherche ses marques en France comme à l’international.

 
Source
Forum des droits sur l’internet, 4 juin 2008, communiqué de presse
 

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Signature d'un protocole sur la procédure civile entre le TGI et le Barreau de Paris

Le 3 juin 2008, le président du tribunal de grande instance de Paris, Jacques Degrandi, et le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Barreau de Paris, Christian Charrière-Bournazel, ont signé un protocole d’accord destiné à accélérer le cours des procédures civiles, dans le prolongement des dernières réformes inscrites dans le Code de procédure civile.
Le protocole décline une série de bonnes pratiques auxquelles s’engagent les parties signataires, tout au long de la procédure, pour améliorer la qualité de la justice et sa célérité.
Parmi celles-ci, on peut noter :
– une limitation du nombre de jeux d’écritures entre parties (principe de concentration) ; le protocole insiste sur la nécessité pour les avocats d’invoquer dès leurs premières conclusions, chaque fois qu’ils le peuvent, tous les faits, moyens et preuves qui fondent les prétentions, de communiquer dans le même temps l’ensemble des pièces disponibles et de citer toutes les personnes concernées par le litige afin d’éviter des interventions en cascade ;
– un effort de synthèse qui conduira à un débat judiciaire plus efficace ;
– le respect des délais fixés par le calendrier de procédure ;
– des audiences plus interactives avec un temps de plaidoirie plus concentré pour permettre davantage d’échanges entre magistrats et avocats.

 

Source
TGI de Paris, 3 juin 2008, communiqué

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USFP, PI et MP se disputent le sort des tribunaux communaux

Les juridictions communales n’ont jamais été autant au centre de débat parlementaire. Les supprimer ou développer leurs prérogatives ? Nos députés sont partagés sur la question. Alors que l’Istiqlal et l’USFP sont pour une suppression pure et simple de ces juridictions de proximité, les députés harakis appellent, au contraire, à développer leur champ d’action et prérogatives. Trois propositions de loi trônent ainsi sur le bureau de la première chambre du Parlement. Trois groupes parlementaires y exposent des positions et des motivations aux antipodes. L’avenir des 393 tribunaux communaux et d’arrondissement que compte le Royaume se jouera au sein de l’hémicycle et les mois à avenir diront qui des deux tendances l’emportera.

Pour les uns, les tribunaux communaux et d’arrondissement sont appelés à disparaître. C’est l’objet des deux propositions de loi présentées séparément par les groupes parlementaires de l’USFP et de l’Istiqlal. Les deux textes portent abrogation pure et simple du dahir portant loi 1.74.339 création et organisant ces juridictions. Les deux formations politiques estiment que l’existence de ces tribunaux porte atteinte à l’égalité des justiciables devant la justice. Cela, d’autant que ces organismes sont confrontés à un manque flagrant de compétences. Les personnes chargées de rendre justice ne disposent souvent d’aucune qualification les y habilitant. Le maintien de ces juridictions, estime-t-on, porte donc atteinte à l’autorité de la justice et aux intérêts des justiciables.

Un argumentaire qui tient et des motivations, pour le moins, bien fondées. Seulement, l’autre face de la monnaie est tout aussi digne d’intérêt. Le Mouvement populaire, auteur de la troisième proposition et défenseur zélé de ces institutions, estime que ces juridictions de degré inférieur ont souvent fait montre d’une efficacité patente en statuant sur plusieurs affaires qui, à première vue, pourraient paraître simples mais se révèlent, au fond, d’une complexité manifeste. Aussi est-il de l’évidence même que ces juridictions, malgré leur simplicité et le manque de compétences dont elles ont toujours souffert au cours de ces 30 années de leur existence, ont permis de réduire, un tant soit peu, la pression sur les tribunaux de première instance. La logique veut donc que ces juridictions soient renforcées et dotées de plus de moyens et de compétences. Pour commencer, les parlementaires du Mouvement populaire leur trouvent déjà deux missions.

La première : mettre un peu d’ordre dans le secteur immobilier et réduire les conflits liés aux relations combien complexes et source de litige entre locataires et propriétaires. L’autre mission étant de faire de ces institutions une source de revenus supplémentaire pour les communes et arrondissements dont elles relèvent. Le texte proposé par le MP prévoit en effet le transfert de la moitié des fonds provenant des amendes édictées et perçues par ces tribunaux aux caisses des communes. Les Harakis proposent en outre de porter le nombre des membres du collège électoral de ces tribunaux à 120 personnes dont 15% des diplômés de l’enseignement supérieur issus particulièrement du monde rural. Ils proposent, en outre, que siègent dans ces juridictions, en plus des membres prévus par la loi, les présidents des chambres professionnelles et porter le montant des actions en justice qui leur sont soumises à 5.000 contre 2.000 DH actuellement. Pour le reste, le texte composé en 36 articles portant le montant maximum des amendes à quelque 1.600 DH.

Par ailleurs, les auteurs de cette proposition font noter que le nombre actuel de ces juridictions est calqué sur le découpage administratif et communal de 1992, ce qui impose une révision à la hausse de leur nombre pour mieux répondre à une réalité qui a évolué depuis. Pour rappel, les juges communaux (non magistrats) ainsi que leurs suppléants sont choisis au sein et par un collège électoral dont les membres sont eux-mêmes désignés par une commission dans laquelle siège le caïd ou le Khalifa d’arrondissement.Régies par le dahir du 15 juillet 1974 portant organisation juridique du Royaume, les attributions des juridictions communales et d’arrondissement se réduisent aux affaires mineures en matière civile et pénale.

Les juges d’arrondissement et les juges communaux se chargent des affaires personnelles et mobilières intentées contre les personnes résidantes dans la circonscription si le montant de ces actions n’excède pas la valeur de 1.000 DH et des litiges dont la valeur n’excède pas 2.000 DH.
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De nouveaux juges

Près d’une centaine de nouveaux juges ont été installés au début de la semaine dernière dans différentes régions du Royaume. Ainsi, plusieurs juges communaux et d’arrondissement relevant des tribunaux de 1re instance des villes de Fès, Sefrou, Boulemane, Missour, Laâyoune, Smara, Oued Eddahab, Errachidia, Oujda, Berkane, Taounate et Jerada ont été installés dans leur fonction. C’est le cas des 33 nouveaux juges communaux relevant des villes de Fès, Sefrou, Boulemane et Missour.

Oujda a également vu l’installation de 31 juges communaux et leurs suppléants alors qu’à Errachidia, 15 juges communaux et 30 suppléants, élus le 22 février dernier, y ont été installés. Par ailleurs, une cérémonie d’installation de juges communaux et d’arrondissement et leurs suppléants relevant des circonscriptions judiciaires des tribunaux de première instance de Laâyoune, Smara et Oued Eddahab a eu lieu à la Cour d’Appel de Laâyoune.

   
 Source : http://www.lematin.ma du 10 juin 2008
   
  Par Tahar Abou El Farah | LE MATIN

Habitat locatif : Une loi pour en finir avec la gabegie

La finalité étant d’abord de pallier les nombreux dysfonctionnements qui rendent plus grave le risque encouru dans chaque opération de location, soutient-on auprès de l’Exécutif. Problèmes de différents ordres qui ont eu pour conséquence de stopper net le développement du secteur. Les chiffres le confirment : en un peu plus de 20 ans, le nombre des familles locataires est passé de 43% (en 1982) à 29% (en 2004). Cela, alors que le taux des propriétaires a grimpé de 41% à 56%, aidé en cela, entre autres facteurs, par l’important arsenal juridique qui régule les transactions commerciales en la matière.

Pour l’heure, le logement locatif fait les frais d’une multitudes de textes aussi obsolètes et inadaptés les uns que les autres. Et, en définitive, ni le bailleur encore moins le locataire y trouvent leur compte. Résultat, l’on se retrouve actuellement, alors que le secteur vit une crise récurrente, avec un nombre effarant de logements vacants et des centaines de milliers de ménages en quête d’un chez-soi digne. Les chiffres officiels parlent de quelque 163.000 logements vacants, selon le recensement de 2004. Depuis, ce nombre a certainement évolué. Comme l’a été d’ailleurs le nombre de litiges qui opposent les locataires et les bailleurs et le nombre d’affaires portées devant les tribunaux. Aussi, s’est-elle imposée une révision radicale et globale du cadre législatif organisant le loyer. Ainsi, le texte élaboré et présenté par le département de l’itiqlalien Ahmed Taoufiq Hejira vise à abroger toutes les lois aujourd’hui tombées en désuétude pour non-application et inadaptation à la réalité socio-économique du pays.

Au moins une dizaine de textes de différentes natures passent à la trappe. Il s’agit notamment de la déclaration auprès de l’administration des locaux vacants, du dégagement des locaux à usage d’habitation et des autres locaux, mais également du texte relatif à la répression du refus de location ou encore la répression de la spéculation illicite sur les loyers. C’est le cas également d’autres dispositions juridiques qui ont toujours souffert de lacunes patentes, ce qui rend leur application aléatoire et sans effet. Se trouvent, entre autres, dans cette situation des textes relatifs à la révision du loyer ou encore les procédures du congé ou celles prévues dans le contentieux relatifs au loyer.

En somme, il est question, aujourd’hui de rassembler en un seul et même projet de loi tous les textes de loi organisant les rapports contractuels entre locataires et bailleurs et ceux relatifs au recouvrement des loyers. L’exécutif veut, en outre, simplifier la tâche aux tribunaux et aux justiciables « en formulant des dispositions simples, claires et débarrassées de toute complication », spécifie-t-on dans la note de présentation de ce projet de loi.

Entre autres apports, les différentes dispositions du nouveau texte prévoient de formuler par écrit le contrat de bail en explicitant droits et obligations de chacune des deux parties, d’adopter le principe de liberté des prix et des conditions de leur révision et taux de majoration ainsi que la durée d’occupation des locaux. Le nouveau texte qui devrait être adopté aujourd’hui en conseil du gouvernement, prévoit d’autres dispositions à même d’apporter un tant soit peu de clarté des transactions entre les différents acteurs du domaine. Il en est ainsi pour le maintien des locaux en bon état ou de procédures de préavis en cas de congé ou résiliation du contrat.

En définitive, ce texte composé de huit chapitres qui aborde des questions aussi diverses que primordiales pour une meilleure transparence en le domaine traite, outre la conclusion par écrit du contrat de bail, de sous-location et de cession dans les contrats, de procédures de recouvrement ou encore des compétences en matière juridictionnelle. Pour le gouvernement, l’élaboration et l’adoption de ce texte « fait partie des réformes en vue de la promotion du secteur du logement locatif, de sa réhabilitation et du rétablissement de la confiance chez les promoteurs ». Ce, en fixant de nouvelles règles de jeu dans un secteur aussi vital que lucratif.
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Près de 60% de propriétaires

Près de 60% des familles marocaines sont désormais propriétaires de leurs logements, selon le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, Ahmed Taoufiq Hejira. Lors d’un récent passage devant les députés pendant une séance de questions orales, le ministre a expliqué l’amélioration de ce pourcentage par les facilités de crédits, l’importance de l’offre des disponibilités, la concurrence entre établissements de crédits immobiliers, la baisse des taux d’intérêts et l’extension à 25 ans du délai de remboursement des créances.

Entre autres facteurs favorisant l’accroissement des achats de logements, le ministre a, également, cité l’accès des familles à faible revenu au crédit par le biais du Fonds de garantie destiné aux personnes aux revenus irréguliers et/ou modestes (Fogarim). En cas de maîtrise de ces dysfonctionnements, l’immobilier peut continuer sur sa lancée actuelle pour les prochaines années, sachant qu’il appartient au secteur de résorber un déficit de près d’un million d’unités, constaté à fin 2007, a estimé le ministre.

   
 Source : http://www.lematin.ma du 11 juin 2008
   
  Par Tahar Abou El Farah | LE MATIN

Une nouvelle association de protection du consommateur

C’est ainsi qu’une nouvelle association vient de voir le jour à Sidi Yahya Al Gharb. Celle-ci devra continuer le travail entamé par les différentes ONG existantes. Il faut le rappeller, l’année 2007 a été riche en événements pour les consommateurs, particulièrement au niveau des services de proximité fournis par les ONG. Une des actions-phare est sans conteste la création au niveau des associations de Kénitra, d’El Jadida, Essaouira et Oujda de guichets consommateurs. Et c’est Oujda qui a ouvert le bal le 30 juin 2007. On ne le répétera jamais assez, pour une meilleure protection des intérêts des droits des consommateurs, il est aujourd’hui essentiel de fédérer les compétences, de prendre des décisions et de bâtir une stratégie commune. La défense du consommateur est une lutte acharnée pour l’acquisition d’un droit fondamental. L’objectif final de tout cela est que le consommateur finisse par connaître et cerner ses droits et ses obligations et aussi de le pousser à se prendre en charge, à réagir et à se comporter en consommateur ayant des choix et des priorités. Reste que des garde-fous sont absolument nécessaires pour mettre un terme à des comportements qui nuisent à la santé et à l’image du pays. Et tout cela ne peut se faire sans un cadre juridique qui régit les droits du consommateur et ses relations avec les producteurs/fournisseurs. D’où l’urgence de la promulgation du projet de loi de protection du consommateur qui a trop longtemps tardé.
Mohammed BENKADDOUR FNAC (Oujda) apceoujda@yahoo.fr
Source : http://www.leconomiste.com