Communiqué de presse relatif à la tenue de la cinquième réunion du Comité de Veille Economique

Communiqué de presse relatif à la tenue de la cinquième réunion du Comité de Veille Economique

Le comité de veille économique a tenu, ce lundi 20 avril 2020, sa cinquième réunion relative à l’état d’urgence sanitaire Covid-19. Le CVE a décidé lors de cette réunion les nouvelles mesures suivantes :

  • Mise en place d’un crédit à taux zéro pour les autoentrepreneurs impactés par la crise sanitaire, pouvant atteindre 15.000 dirhams. Ce crédit, qui sera disponible à partir du 27 avril 2020, pourra être remboursé sur une période de 3 ans avec un délai de grâce d’un an. Les intérêts seront pris en charge en totalité par le secteur des assurances qui contribuera pour un montant de 100 millions de dirhams au mécanisme de garantie mis en place par l’État, à travers la Caisse Centrale de Garantie.
  • Traitement comptable dérogatoire pour étaler les dons et les charges relatives à la période de l’Etat d’urgence sanitaire, sur 5 ans.
  • Les entreprises opérant dans le secteur de l’immobilier dont la trésorerie s’est dégradée à cause de la baisse de leur activité pourront bénéficier de la garantie exceptionnelle «Damane Oxygène».
  • Assouplissement des procédures de déclaration des salariés affiliés à la CNSS qui sont en arrêt provisoire de travail. Les déclarations peuvent être faites de manière hebdomadaire à compter du mois d’avril 2020.

Pour consulter ce communiqué de presse veuillez cliquer ici.

Sociétés. Interrogations autour du projet de loi sur la gouvernance à distance

PAR MOHAMED HDID. Le projet de loi 27.20 venu organiser le fonctionnement des organes de gouvernances des sociétés en période d’urgence sanitaire ne prévoit rien pour les SARL et comporte quelques points qui méritent clarification.

Dans un article publié le 26 mars, Mohamed Hdid, expert comptable, attirait l’attention sur un aspect alors occulté de la pandémie de Covud-19: la tenue physique des conseils d’administration est devenue quasiment impossible surtout lorsque des administrateurs étrangers siègent au conseil.

Vendredi 17 avril, le conseil de gouvernement a adopté le projet de loi 27.20, destiné à combler les lacunes de la loi 17.95 sur les S.A. qui ne permet pas notamment la tenue des conseil d’administration par visio-conférence pour arrêter les comptes ou des assemblées générales pour approuver à distance les comptes et lancer des emprunts publics.

Ce projet de texte suscite toutefois des interrogations et comporte des points à clarifier ou des manques à combler. Voici la lecture de Mohamed Hdid:

Le projet de loi n° 27-20 prévoit des dispositions particulières relativement au fonctionnement des organes d’administration des sociétés anonymes et aux modes de tenue de leurs assemblées générales pendant la période d’état d’urgence sanitaire, dérogeant ou complétant la loi 17-95 relative aux sociétés anonymes telle que modifiée et complétée (la Loi).

Ce projet de loi présente en effet les principaux apports suivants:

– Possibilité de tenue du conseil d’administration se rapportant à l’arrêté des comptes de 2019 et à la convocation de l’assemblée des actionnaires, par les moyens de visioconférence ou équivalents et ce, par dérogation aux dispositions de l’article 50 de la Loi et même si les statuts de la société ne prévoient pas cette possibilité ;

– Devant l’impossibilité matérielle de tenir un tel conseil par les moyens de visioconférence ou équivalents, la solution consiste dans :

o   L’établissement des comptes et des états de synthèse « dits provisoires » par le DG, le PDG ou le président du conseil d’administration, selon le cas ;

o    Les comptes et états provisoires ainsi établis peuvent être valablement utilisés dans les relations avec les tiers et peuvent être audités par les commissaires aux comptes ;

o   Ces comptes et états de synthèse, sont à présenter au conseil d’administration, dans un délai maximum de quinze (15) jours francs après la levée de l’état d’urgence sanitaire.

– Pour les sociétés à directoire et conseil de surveillance, les comptes de 2019 établis par le directoire peuvent être valablement utilisés dans les relations avec les tiers, même si le conseil de surveillance n’a pas encore procédé à leur vérification et leur contrôle. Le Directoire soumet ces comptes annuels ainsi que les documents d’information des actionnaires, au conseil de surveillance dans un délai maximum de quinze (15) jours francs à compter de la date de levée de l’état d’urgence sanitaire.

– Possibilité de tenue des Assemblées Générales Ordinaires ou Extraordinaires, pendant la période de l’état d’urgence sanitaire, par les moyens de visioconférence ou tous moyens équivalents, et d’adopter le vote par correspondance au moyen du formulaire de vote déjà prévu par la Loi dans son article 131 Bis (et ce même si les statuts ne prévoient pas une telle possibilité). L’avis de réunion de l’Assemblée Générale doit comporter, outre les indications obligatoires habituelles, les mesures pratiques relatives à l’identification des participants et la consultation des documents qui seront présentés à l’Assemblée et à la marche de ses  travaux.

– Possibilité pour les Conseils d’Administration et les Directoires des sociétés faisant appel à l’épargne publique d’émettre, sans recours à l’Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires, des obligations pendant l’état d’urgence sanitaire. Dans ce cas, une Assemblée Générale des actionnaires doit être convoquée, dans un délai maximum de quinze (15) jours francs après la levée de l’état d’urgence sanitaire, pour lui présenter un rapport sur les émissions réalisées mentionnant, notamment, leurs caractéristiques.

–  Possibilité de tenue du conseil d’administration par les moyens de visioconférence ou tous moyens équivalents afin de décider de la convocation de l’assemblée générale des obligataires.

Il est à noter que ce projet de loi ne traite que des sociétés anonymes et qu’en conséquence, aucune disposition particulière n’est prévue en ce qui concerne les autres formes de société, en particulier les SARL.

Par ailleurs, le projet de texte soulève encore quelques interrogations qui méritent d’être clarifiées :

-Il est important de consacrer de manière expresse la tenue du conseil de surveillance par les moyens de visioconférence ou moyens équivalents comme il est proposé pour le conseil d’administration.

– De même les dispositions  de l’article 1 relatives au commissaires aux comptes qui, désormais,  peut procéder à ses vérifications sur la base des comptes provisoires arrêtés par le DG, le PDG ou le président du conseil d’administration, méritent d’être reprises au niveau de l’article 2 traitant des sociétés à directoire et conseil de surveillance, en confirmant de manière expresse l’usage de ces comptes arrêtés par le directoire pour les travaux du commissaire aux comptes.

– Il est aussi utile de ne pas limiter la portée de ces dispositions particulières à la période du cours de l’état d’urgence sanitaire au Maroc pour tenir compte de la situation des actionnaires et administrateurs résidents à l’étranger qui probablement seraient dans l’impossibilité de se déplacer même après la levée de cet état d’urgence au Maroc en raison de son maintien dans leurs pays de résidence ou tout simplement par mesure de précaution. A ce titre, il peut être envisagé d’étendre l’application de ces mesures pour la réunion des organes d’administration et des assemblées devant être tenues jusqu’au 30 juin 2020.

– De même, les délais de 15 jours prévus au niveau des articles 1, 2 et 4 du projet de loi, pour rendre compte aux conseils et aux assemblées, paraissent courts eu égard aux contraintes de mobilité qui peuvent subsister après la levée de l’état d’urgence, surtout pour les administrateurs et actionnaires étrangers.

–  Enfin, il doit être clarifié si l’acte à accomplir dans ce délai de 15 jours consiste dans la convocation ou la tenue effective de l’organe d’administration ou de l’assemblée.

PROJET DE LOI N° 27-20 PORTANT DISPOSITIONS PARTICULIERES RELATIVES AU FONCTIONNEMENT DES ORGANES D’ADMINISTRATION DES SOCIETES ANONYMES ET AUX MODES DE TENUE DE LEURS ASSEMBLEES GENERALES PENDANT LA PERIODE DE COURS DE L’ETAT D’URGENCE SANITAIRE (*)

Article Premier :

Par dérogation aux dispositions de l’article 50 de la Loi 17.95 relative aux sociétés anonymes promulguée par le Dahir N°1.96.124 du 14 Rabia II 1417 (30 Août 1996), telle que modifiée et complétée, les conseils d’administration des sociétés qui n’ont pas procédé à la tenue de leur conseil d’administration avant la date de la publication de la présente loi au Bulletin Officiel, peuvent tenir leur réunion pendant la période de l’état d’urgence sanitaire, par les moyens de visioconférence ou tous  moyens équivalents, pour l’arrêté des comptes et la prise des décisions prévues aux articles 72 et 306 de la Loi précitée n°17.95.

Cependant et pour les sociétés ne disposant pas de la possibilité d’utilisation des moyens de visioconférence ou  moyens équivalents, le Directeur Général, le Président Directeur Général ou le Président du Conseil d’Administration, suivant les cas, établit des états de synthèse provisoires relatifs aux comptes annuels au titre de l’exercice clos au 31 Décembre 2019 ; pour les utiliser ou s’en prévaloir  dans les relations avec les tiers pendant la période de l’état d’urgence sanitaire.

Par dérogation aux dispositions de l’article 173 de la Loi précitée n°17.95, les états de synthèse provisoires mentionnés au paragraphe précédent, sont mis à la disposition du ou des commissaires aux comptes en vue d’établir le ou les rapports qu’ils sont chargés de soumettre à l’Assemblée Générale conformément à l’article 175 de la même Loi.

Les états de synthèse provisoires et les comptes établis conformément au deuxième paragraphe ci-dessus sont soumis au Conseil d’Administration pour en délibérer, dans un délai maximum de quinze (15) jours francs  à compter de la date de levée de l’état d’urgence sanitaire.

Article 2 :

Pour les sociétés dont la réunion du conseil de surveillance n’a pas été tenue, avant la date de publication de la présente loi au Bulletin Officiel,  aux fins de vérification et de contrôle des documents visés à l’article 141 de la Loi n°17-95 précitée, le directoire peut utiliser les états de synthèse relatifs aux comptes annuels de l’exercice clos au 31 Décembre 2019, pour s’en prévaloir dans les  relations avec les tiers.

Le Directoire soumet les comptes annuels de l’exercice clos au 31 Décembre 2019 ainsi que les documents visés à l’article 141 cité au paragraphe ci dessus, au conseil de surveillance dans un délai maximum de quinze (15) jours francs à compter de la date de levée de l’état d’urgence sanitaire.

Article 3 :

Par dérogation aux dispositions du dernier paragraphe de l’article 110 et du dernier paragraphe de l’article 111 de la Loi n°17.95 précitée, les sociétés anonymes peuvent tenir leurs Assemblées Générales Ordinaires ou Extraordinaires, pendant la période de l’état d’urgence sanitaire, par les moyens de visioconférence ou tout autre moyen équivalent,  et adopter le vote par correspondance au moyen du formulaire mentionné par l’article 131 Bis de la même Loi.

L’avis de tenue de l’Assemblée Générale doit, en sus des mentions prévues par  la Législation en vigueur, comporter les mesures pratiques relatives à l’identification des participants,  la consultation des documents qui seront présentés à l’Assemblée Générale et à la marche des  travaux de cette dernière.

Article 4 :

Par dérogation aux dispositions de l’article 294 de la Loi précitée n°17.95, les Conseils d’Administration et les Directoires des sociétés faisant appel public à l’épargne, peuvent, pendant la période de l’état d’urgence sanitaire, autoriser l’émission d’obligations sans recours à l’Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires.

Le Conseil d’Administration ou le Directoire convoque la tenue de l’Assemblée Générale des actionnaires dans un délai maximum de quinze (15) jours francs après la levée de l’état d’urgence sanitaire pendant laquelle, il présentera un rapport sur l’usage fait de l’autorisation mentionnée au premier paragraphe ci-dessus, comportant, notamment, les caractéristiques des émissions réalisées.

 (*) traduction non officielle réalisée par le cabinet HDID Consultants

Par Mohamed Hdid

consulter l’article sur le site de l’auteur

La contrainte par corps dans la législation marocaine et la jurisprudence

La contrainte par corps est un moyen qui tend à l’exécution d’une obligation judiciairement constatée au moyen de l’incarcération du débiteur récalcitrant. On espère ainsi que pour éviter l’emprisonnement pour dette, le débiteur saura mobiliser les moyens nécessaires pour s’acquitter de son dû.

Ainsi, l’exercice de la contrainte par corps suppose non seulement que le créancier se soit muni au préalable d’un titre exécutoire, mais aussi qu’il ait eu recours à l’autorité publique pour obtenir d’elle l’emprisonnement. L’emprisonnement est donc un simple moyen de contrainte pour déterminer le débiteur à exécuter ses obligations.

Planiol définit l’emprisonnement en matière d’inexécution d’une obligation contractuelle comme étant « une voie de contrainte, c’est-à-dire un moyen indirect de vaincre la mauvaise volonté du débiteur récalcitrant qui pourrait payer et ne le voulait pas : on l’emprisonnait dans l’espoir que le désir de recouvrer sa liberté le déciderait à payer »[1].

Néanmoins, la contrainte par corps n’a pas une valeur libératoire. En effet, même lorsque le débiteur purge sa peine, il reste débiteur de la même somme d’argent. En aucun cas, elle n’éteint l’obligation qui peut faire l’objet de poursuites ultérieures par les voies d’exécution ordinaires[2].

  • Sur le recours à la contrainte par corps tel que prévu par le droit marocain:

Le recours à la contrainte par corps en matière civile au Maroc est désormais limité aux dettes contractuelles et n’est plus permis en cas d’indigence du débiteur.

  • Eu égard du pacte international des droits civils et politiques de 1966 tel que ratifié par le Maroc en 1979 :

L’article 11 du pacte international relatif aux droits civils et politiques tel qu’il a été adopté par l’assemblée générale des nations unis le 16 décembre 1966 et ratifié par le Maroc le 8 novembre 1979 énonce que : « Nul ne peut être emprisonné pour la seule raison qu’il n’est pas en mesure d’exécuter une obligation contractuelle. »

Cette disposition est venue interdire la pratique de la contrainte par corps lorsque le débiteur n’est pas en mesure d’exécuter son obligation contractuelle.

  • Eu égard des dispositions de la loi n°30-06 relatif à l’exercice de la contrainte par corps en matière civile:

La loi n°30-06 relatif à l’exercice de la contrainte par corps en matière civile publié au Bulletin Officiel du 22 novembre 2006, après avoir rappelé dans son article premier que « l’exécution de tous jugements ou arrêts portant condamnation au paiement d’une somme d’argent peut être poursuivie par la voie de la contrainte par corps », ajoute que « toutefois, une personne ne peut être mise en prison pour le simple fait de son incapacité à remplir un engagement contractuel ».

En cet état, le principe de la contrainte par corps est toujours admis par la législation marocaine et cette forme de contrainte n’est pas définitivement abolie. En effet, le seul cas où la contrainte par corps ne peut être appliquée est lorsque le débiteur se trouve dans l’incapacité à remplir un engagement contractuel.

La loi n°30-06 renvoie aux dispositions des articles 633 à 647 du Code de procédure pénale marocain qui régissent l’exercice de la contrainte par corps.

  • Eu égard des dispositions du code de procédure pénale :

La contrainte par corps est prévue par le code de procédure pénale pour l’exécution des condamnations à l’amende, aux restitutions, aux dommages-intérêts et aux frais de justice, tel que prévu par les dispositions de l’article 634 du code de procédure pénale.

  • La durée de la contrainte par corps:

La durée de la contrainte par corps est proportionnelle au montant des sommes à payer, en vertu des dispositions de l’article 638 du Code de procédure pénale qui les énumère comme suit :

  • Pour une dette inférieure à 8 000,00 dirhams : emprisonnement de 6 à 20 jours ;
  • Pour une dette supérieure ou égale à 8 000,00 dirhams et inférieure à 20 000,00 dirhams : emprisonnement de 15 à 21 jours ;
  • Pour une dette supérieure ou égale à 20 000,00 dirhams et inférieure à 50 000,00 dirhams : emprisonnement de 1 à 2 mois.
  • Pour une dette supérieure ou égale à 50 000,00 dirhams et inférieure à 200 000,00 dirhams : emprisonnement de 3 à 5 mois ;
  • Pour une dette supérieure ou égale à 200 000,00 dirhams et inférieure à 1 000 000,00 de dirhams : emprisonnement de 6 à 9 mois ;
  • Pour une dette supérieure ou égale à 1 000 000,00 dirhams : emprisonnement de 10 à 15 mois.

Toutefois, la contrainte par corps est entourée de mesures restrictives destinées à protéger le débiteur défaillant.

  • Les cas où la contrainte par corps ne saurait s’appliquer:

En effet, l’article 635 du code de procédure pénale prévoit qu’elle ne peut s’appliquer lorsque le condamné justifie de son insolvabilité par la présentation d’une attestation d’indigence délivré par le Wali ou le Gouverneur ou d’un certificat de non-imposition délivrés par le percepteur du domicile du débiteur (biens immobiliers & impôt sur le revenu -IR).

La contrainte par corps ne peut également pas être prononcée ou exécutée :

  • en matière d’infraction politiques ; (article 636 du CPP)
  • lorsque la condamnation prononcée est la peine de mort ou la réclusion perpétuelle ; (article 636 du CPP)
  • Lorsque débiteur est âgé de moins de 18 ans ou de plus de 60 ans ; (article 636 du CPP)
  • contre un débiteur au profit de son conjoint, ses ascendants, descendants, frères et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces et alliés au même degré ; (article 636 du CPP)
  • simultanément contre le mari et l’épouse, même pour des dettes différentes, ni contre une femme enceinte ou une femme allaitante pendant les deux années suivant son accouchement (article 637 du CPP)

 

  • la mise en jeu de la contrainte par corps :

l’article 639 du code de procédure pénale prévoit que « la demande d’application de la contrainte par corps est adressée au procureur du Roi près le tribunal de première instance compétent et est accompagné d’une copie du jugement exécutoires ainsi que des pièces visées à l’article 640 ci-après ».

L’article 640 prévoit que : « dans tous les cas, la contrainte par corps, même ordonnée par un jugement, ne peut être exécutée qu’avec l’accord du juge de l’application des peines, lequel s’assure que les conditions suivantes sont bien remplies, après réception du dossier de la part du procureur du Roi :

  • un commandement de payer de la partie poursuivante resté infructueux depuis plus d’un mois à compter de la date de sa réception par la personne faisant l’objet de la demande de contrainte par corps ;
  • une demande écrite d’incarcération émanant de la partie poursuivante ;
  • justification de l’impossibilité d’assurer l’exécution sur les biens du débiteur.

Le procureur du Roi n’ordonne aux agents de la force publique de procéder à l’arrestation du contraignable que sur ordonnance du juge de l’application des peines et compte tenu des dispositions de l’article 641 ci-après. »

L’article 644 du code de procédure pénale prévoit que « le juge d’application fixe la durée de la contrainte par corps concernant le débiteur faisant l’objet de ladite contrainte dans le cas où il est solidaire avec d’autres débiteurs, en prenant en considération la part dudit débiteur dans la dette ».

  • II L’application judiciaire de la contrainte par corps :

Position de la cour de Cassation marocaine:

Arrêt n°3647 rendu le 07/11/2007 dans le dossier civil n°2612/1/6/2005:

حيث يستفاد من وثائق الملف أن شركة البنك المغربي للتجارة والصناعة قدمت بتاريخ 3 يونيو 2003 مقالا إلى رئيس المحكمة الابتدائية بأنفا الدار البيضاء بصفته قاضيا للمستعجلات عرضت فيه أن حكما صدر عن المحكمة الابتدائية بأنفا بتاريخ 25/6/1993 تحت عدد 2644 في الملف عدد 1225/93 قضى على المدعى عليهما (ح.س) و(إ.س) بأدائهما تضامنا مبلغ 236.652,87 درهم مع الفوائد البنكية من تاريخ 22/1/1993 ومبلغ 20 ألف درهم كتعويض مع الصائر وتحديد مدة الإكراه البدني في الأدنى أيدته محكمة الاستئناف بقرارها عدد 2585 الصادر بتاريخ 18/7/1995 في الملف التجاري عدد 593/94

وأن المحكوم عليه (ح.س) امتنع عن تنفيذ الحكم المذكور حسب المحضر المرفق مما اضطرها إلى تقديم طلب إلى وكيل الملك لتنفيذ مسطرة الإكراه البدني إلا أنه أصدر أمرا بحفظ الملف معللا ذلك بالخصوص بمصادقة المغرب على اتفاقية نيويورك المتعلقة بالحقوق المدنية والسياسية مع أن ما قام به غير وجيه لأن المحكوم عليه ليس في حالة عدم الاستطاعة على التنفيذ وإنما رفض ذلك ولا يستفيد من مقتضيات الفصل 11 من الاتفاقية المذكورة وأن الفصلين 149 و436 من قانون المسطرة المدنية يجيزان الرجوع إلى رئيس المحكمة في حالة وجود صعوبة في التنفيذ طالبة إصدار أمر بتنفيذ الحكم المشار إليه أعلاه.

وبتاريخ 2 يوليوز 2003 أصدر الرئيس المذكور أمره رقم 1264 في الملف الاستعجالي عدد 843/1/2003 برفض الطلب. استأنفته المدعية فأيدته محكمة الاستئناف بمقتضى القرار المطعون فيه بالنقض من طرفها في الوسيلة الفريدة بسوء تطبيق المادة 11 من معاهدة الأمم المتحدة المتعلقة بالحقوق المدنية والسياسية وقلب عبء الإثبات وفساد التعليل الموازي لانعدامه ذلك أن المحكمة المصدرة له اعتبرت أن على البنك المستأنفة أن تثبت أن (ح.س) قادر على الأداء وأن مجرد ادعائه أمام عون التنفيذ أنه غير قادر على الأداء كاف لإعفائه من تطبيق مسطرة الإكراه البدني

والحال أن المادة 11 من المعاهدة الدولية تستوجب إثبات المحكوم عليه بحجة ملموسة عدم قدرته على الوفاء بالتزامه التعاقدي وبذلك تكون المحكمة قد خرقت مقتضيات الفصل 400 من قانون الالتزامات والعقود التي تفيد على أنه إذا أثبت المدعي وجود التزام كان على من يدعي عدم نفاذه تجاهه أن يثبت ادعاءه إلا أن المحكمة قلبت عبء الإثبات.حيث صح ما عابته الطاعنة على القرار ذلك أنه علل قضاءه : « أنه تبين من محضر الامتناع وعدم وجود ما يحجز المحرر بتاريخ 30/11/1999 في الملف التنفيذي عدد 2592/99 أن المحكوم عليه (ح.س) لم يمتنع عن الأداء وإنما صرح لمأمور التنفيذ بأنه لا يمكنه أداء المبلغ المحكوم به أي عبر عن عدم قدرته على الأداء كما أن مأمور التنفيذ نص في المحضر المذكور بأنه لم يجد ما يحجزه والمستأنفة لم تدل بما يفيد أن المستأنف عليه (ح.س) قادر على الأداء خلافا لما جاء بمحضر عدم وجود ما يحجز » في حين أنه لا يكفي ما ورد بمحضر الامتناع وعدم وجود ما يحجز المحرر بتاريخ 30/11/1999 في الملف التنفيذي عدد 2592/99 والمتضمن أن مأمور التنفيذ أفاد أنه انتقل إلى عنوان المنفذ عليه (ح.س) الذي أطلعه على صفة وموضوع مهمته فصرح له أنه لا يمكنه أداء المبلغ المحكوم به مما يكون معه قد امتنع عن التنفيذ وأنه لم يجد ما يمكن حجزه في اسمه لكون كل المنقولات في ملك زوجته بل على المنفذ عليه أن يثبت عدم قدرته على الوفاء بالتزامه التعاقدي طبقا لمقتضيات الفصل 400 من قانون الالتزامات والعقود ولا يكفيه ادعاء عدم القدرة على الوفاء الأمر الذي كان معه القرار فاسد التعليل المنزل منزلة انعدامه مما عرضه للنقض والإبطال.وحيث إن حسن سير العدالة ومصلحة الطرفين يقتضيان إحالة الدعوى على نفس المحكمة.

  • Arrêt n°987 rendu le 05/10/2005 dans le dossier commercial n° 387/3/1/2005:

حيث يستفاد من أوراق الملف والقرار المطعون فيه الصادر عن محكمة الاستئناف التجارية بالدار البيضاء بتاريخ 16/1/2003 تحت عدد 272-2003 في الملف عدد 3582-2002-9 أن المطلوبة الشركة العامة المغربية للأبناك تقدمت بمقال إلى المحكمة التجارية بالدار البيضاء تعرض فيه أنها دائنة للمدعى عليها الطالبة الشاوي سعاد بمبلغ 1041057,44 درهم ناتج عن عدم تسديدها لرصيد حسابها السلبي كما يتجلى من كشف الحساب المشهود بمطابقته لدفاتره التجارية الممسوكة بانتظام والموقوف في 01/07/2000 ملتمسة الحكم عليها بأداء المبلغ المذكور مع الفوائد الاتفاقية ومبلغ 100.000 درهم كتعويض مع تحديد الإكراه في الأقصى والصائر ، فصدر حكم قضى على المدعى عليها بأدائها مع الشاوي محمد والشاوي مصطفى على وجه التضامن لفائدة المدعية مبلغ 1.041.057,44 درهم والفوائد القانونية من تاريخ الطلب والإجبار في الأدنى ، استؤنف من طرف المحكوم عليها سعاد الشاوي في الشق المتعلق بتحديد الإكراه فصدر قرار استئنافي قضى بتأييد الحكم المستأنف وهو القرار المطعون فيه.في شأن الوسيلة الوحيدة :حيث تعيب الطاعنة القرار بعدم ارتكازه على أساس قانوني بدعوى أنها ركزت أوجه استئنافها على أن طلب تحديد الإكراه البدني لم يعد مشروعا ، بعد أن صادق المغرب على معاهدة نيويورك المؤرخة في 12/12/1966 والمصادق عليها بتاريخ 8/11/1978 والمنشورة بالجريدة الرسمية بتاريخ 21/5/1980 وخاصة الفصل 11 منها الذي قرر بأنه لا يجوز حبس شخص من أجل دين ترتب عن التزام تعاقدي ، والمحكمة عللت عدم استجابتها لملتمساتها بأنها لا يمكنها الاستفادة من مقتضيات المعاهدة المذكورة ، والقرار خرق الفصل 11 من الاتفاقية الدولية ، وتعليله جاء ناقصا ينزل منزلة انعدام التعليل لأن المستفيد من دين ترتب عن التزام تعاقدي أن يلجأ إلى كافة الطرق والوسائل القانونية المخولة له قانونا من أجل استيفاء دينه عن طريق كافة الوسائل المسطرة لتنفيذ الأحكام ، إن أثمرت كان له مراده ، وإن لم تثمر فذلك يعني أن المدين يوجد في حالة عسر وآنذاك يمكن مطالبته بإثبات عسره من عدمه.لكن حيث إن المحكمة مصدرة القرار المطعون فيه لما تبين لها عدم إدلاء الطاعنة بأية حجة تثبت عدم قدرتها عن الوفاء ردت وعن صواب دفوعها بأن « الطاعنة لا يمكن لها الاستفادة من مقتضيات المعاهدة الدولية لحقوق الإنسان المؤرخة في 12/12/1966 المصادق عليها بتاريخ 08/11/1978 ، إلا في حالة ما إذا أثبتت عدم قدرتها على تنفيذ التزامها التعاقدي » ، مما يكون معه قرارها مرتكزا على أساس قانوني وما ورد بالوسيلة على غير أساس.

لهذه الأسباب :قضى المجلس الأعلى برفض الطلب وتحميل الطالبة الصائر.

 

  • Arrêt n° 2163 rendu le 09/04/1997 dans le dossier civil n°2171/1/4/95:

إن المجلس الأعلى وبعد المداولة طبقا للقانون.

في شأن الوسيلة الأولى

حيث يستفاد من وثائق الملف ومن القرار المطعون فيه الصادر عن محكمة الاستئناف بتازة 14/11/94 في الملف عدد 553/94 أن المطلوب (ا.م) تقدم بمقال مفاده أن الطالب (م.س) كان يكتري منه الدكان الكائن بتازة بوجيبة شهرية قدرها 450 درهما إلا أنه امتنع من الأداء منذ فاتح ماي 1989 إلى يوم 19/21/91 والتمس الحكم عليه بأداء مبلغ 14.400 درهم من قبل الكراء ومبلغ 1.440 درهم من قبل ضريبة النظافة فأصدرت المحكمة الابتدائية بتازة حكما قضى على المدعى عليه بأداء مبلغ 142,35 درهم عن واجبات الكراء عن المدة الفاصلة ما بين فاتح ماي 89 و19/12/91 حسب سومة شهرية قدرها 450 درهم مع الصائر وتحديد مدة الإجبار في سنة واحدة حبسا نافذا أي عند امتناعه عن أداء أيدته محكمة الاستئناف.

حيث يعيب الطاعن على القرار خرق الفصل 342 من ق. م. م بدعوى أنه تضمن شطب جزء من عبارة « وبناء على تقرير المستشار المقرر الذي وقعت تلاوته في الجلسة وانتهى عند لفظ لم » الجازمة لتبقى العبارة بتراء وبذلك أخل بمقتضيات الفصل المذكور.

لكن حيث إنه علاوة على أن القرار المطعون فيه تضمن أن المستشار المقرر لم يتل تقريره بإعفاء من الرئيس وعدم معارضة الطرفين وشطب على العبارة الزائدة فإن الفصل 342 من ق. م. م المحتج بخرقه قد عدل بظهير 10/3/93 ذي الأثر الفوري فلم تعد تلاوة التقرير من عدمه من جملة مشمولاته مما لم يخرق معه أي مقتضى والوسيلة على غير أساس.

في شأن الوسيلة الثانية :

حيث يعيب الطاعن على القرار خرق مقتضيات الفصل 11 من معاهدة نيويورك لسنة 1966 المنشورة بالجريدة الرسمية عدد 3225 وتاريخ 21/5/80 الذي ينص على أنه – لا يجوز سجن إنسان على أساس عدم قدرته على الوفاء بالتزام تعاقدي – وهذه المعاهدة أصبحت ملزمة وواجبة التطبيق والقرار المطعون فيه المؤيد للحكم الابتدائي الذي حدد مدة الإجبار في سنة لم يجعل لما قضى به مبنيا على أساس سليم من القانون.

لكن حيث إنه إذا كان الفصل 11 من ميثاق الأمم المتحدة المؤرخ في 16/12/66 المتعلق بالحقوق المدنية والسياسية المصادق عليه من طرف المغرب بتاريخ 18/11/79 يقضي بأنه لا يجوز سجن إنسان على أساس عدم قدرته على الوفاء بالتزام تعاقدي « فإن القرار المطعون فيه الذي أيد الحكم الابتدائي القاضي بتحديد مدة الإكراه البدني في حق الطالب في حالة امتناعه عن الأداء ». ولم يحدده في حالة عدم استطاعته الأداء وعدم قدرته عليه يكون غير خارق للفصل المذكور وتبقى الوسيلة عديمة الأساس.

في شأن الوسيلة الثالثة :

حيث يعيب الطاعن على القرار نقصان التعليل الموازي لانعدامه بدعوى أنه أوضح في مقاله الاستئنافي أن العلاقة الكرائية قد انتهت مع المطلوب بعد إفراغه المحل بتاريخ 30/1/89 مدليا بعقد بيع زينة دكان إلا أن القرار المطعون فيه لم يعلل ما قضى به من رد عما أثاره الطاعن بما فيه الكفاية وكان على المحكمة أمام ما أثاره الطاعن أن تعمل سلطتها في التحقيق وذلك بإجراء بحث أو إنذار الطالب بالإدلاء بأصل العقد وهذا التغاضي يعد ضعفا في التعليل مما يعرض قرارها للنقض.

لكن حيث إنه علاوة على أن عقد بيع الزينة المستدل به من طرف الطالب يربطه بالمسمى(ل.ب) بصفة الأول بائعا لزينة المحلبة موضوع النزاع والثاني مشتريا لها وتبقى آثاره محصورة في حدود أطرافه ولا تتجاوزها إلى المطلوب الذي لا يعتبر طرفا فيه فلا يستشف منه بقاطع أنه أنهى العلاقة التي تربط الطالب بالمطلوب والقرار المطلوب فيه الذي اعتمد مجمل ذلك واستخلصه من مجموع وثائق الملف موضحا « أنه لم يثبت من أوراق الملف ما يزكي دعم المستأنف من أن العلاقة الكرائية وضع لها حد من لدن أطراف الدعوى وكون المدلى به من طرف المستأنف والذي هو عبارة عن نسخة لعقد بيع زينة الدكان لا يمكن اعتباره حجة وحتى قرينة على فسخ العلاقة الكرائية منتهيا إلى اعتبار هذه العلاقة لا زالت قائمة بين الطرفين ومنتجة لكافة آثارها القانونية بين الطالب والمطلوب والتي من جملتها أداء الكراء » جاء معللا بما فيه الكفاية ولم تكن بحاجة لإجراء بحث مادامت عناصر البت في النازلة كانت متوفرة لديها والوسيلة على غير أساس.

لهذه الأسباب

قضى المجلس الأعلى برفض الطلب وترك الصائر على الطالب وبه صدر القرار وتلي بالجلسة العلنية المنعقدة بالتاريخ المذكور أعلاه بقاعة الجلسات العادية بالمجلس الأعلى الكائن مقره بالرباط.

 

  • Arrêt n°1404 rendu le 20/09/2000 dans le dossier commercial n°372/2000:

 » لما كانت المادة 11 من المعاهدة الدولية المؤرخة ب 1966/12/16 والتي صادق عليها المغرب بتاريخ 1979/11/8 تنص على انه لا يجوز سجن انسان على اساس عدم قدرته على الوفاء بالتزام تعاقدي فقط ، فان مؤدى ذلك ان المحظور طبقا للمادة المذكورة هو سجن انسان غير قادر على تنفيذ التزامه التعاقدي اما اذا كان قادرا على تنفيذه وامتنع من ذلك فلا مجل للحظر المذكور ان عدم قدم قدرة المدين على الوفاء لا يفترض بل لا يقع على عاتقه عبء اثباته الامر الذي لم يقع في هذه النازلة ، وان هذه العلل القانونية المحضة تحل محل العلل الخاطئة المنتقدة « 

( قرار صادر عن المجلس الاعلى رقم 1404 المؤرخ في 2000/9/20 في الملف التجاري عدد 2000/372 منشور بمجلة قضاء المجلس الاعلى العدد 58-57 السنة 23 صفحة 226 )

 

  • Arrêt n°2376 rendu le 12/12/2001 dans le dossier commercial n°118/2001 :

 » لئن كان الفصل 11 من ميثاق الأمم المتحدة المؤرخ في 1966/12/16 المتعلق بالحقوق المدنية والسياسية المصادق عليه من المغرب بتاريخ 1997/1/18 قضى بانه لا يجوز سجن انسان على عدم قدرته على الوفاء بالتزام تعاقدي ، فانه ليس بالملف ما يفيد ان الطالبين ادعيا واثبتا انهما غير قادرين على الوفاء بالتزامهما التعاقدي ككفيلين للمدينة الاصلية تجاه المطلوب ، ومن تم وطبقا لمفهوم المخالفة لذلك يمكن تحديد مدة الاكراه البدني في حق المدين القادر على الوفاء والممتتنع « 

( قرار المجلس الاعلى عدد 2376 المؤرخ في 2001/12/12 في الملف التجاري عدد 2001/118 منشور بالمجلة المغربية لقانون الاعمال والمقاولات الجزء الاول سنة 2003 صفحة 34 )

  • Position de la cour d’appel de Casablanca : arrêt n°7219 rendu le 30/06/1999 dans le dossier n°3350/98

التعليل
حيث أثار المستأنف الدفع بعدم الاختصاص المحلي للمحكمة الابتدائية بالدار البيضاء أنفا نظرا لكون عنوان سكناه يوجد بمراكش والمحكمة المختصة هي المحكمة الابتدائية بمراكش
.

لكن، حيث إن الأمر القاضي بالأداء صادر عن المحكمة الابتدائية بالدار البيضاء وكذلك القرار المؤيد له فهو صادر عن محكمة الاستئناف بالدار البيضاء، وبالتالي فإن كل ما يعيق من صعوبات بتنفيذ حكم الأمر بالأداء يرجع الاختصاص بشأنه إلى المحكمة الابتدائية بالدار البيضاء.

وحيث تمسك المستأنف بالدفع بأن سنه يتجاوز السبعين سنة ولا يمكن تحديد مدة الإكراه البدني في مواجهته.

في حين، دفع المستأنف عليه بأن هذا الدفع سابق لأوانه ولا يمكن الدفع فيه أمام الهيئة القضائية وإنما في مرحلة التنفيذ أمام النيابة العامة.
لكن، حيث إن الفصل 676 من قانون المسطرة الجنائية ينص على أنه لا يمكن الحكم أو المطالبة بتطبيق الإكراه البدني بمجرد ما يبلغ المحكوم عليه 65 عاما
.

وحيث يتضح من الفصل المذكور بأن المحكمة لا يمكنها أن تحكم بتطبيق مسطرة الإكراه البدني في الحالة التي يكون المحكوم عليه قد بلغ الخمسة والستين سنة من عمره. وبذلك فالمحكمة هي التي تحدد مدة الإكراه البدني ولا يمكنها أن تطبق هذه المسطرة عند تجاوز المحكوم عليه 65 سنة وأن الدفع بأن النيابة العامة هي التي تنظر في هذا الدفع وليست المحكمة هو غير صحيح ويتعين رده.

وحيث إن المستأنف من موالد سنة 1927 فسنه يتجاوز 65 سنة، مما يتعين معه استحالة تطبيق مسطرة الإكراه البدني في مواجهته، وبالتالي فيكون الحكم المستأنف في غير محله وينبغي إلغاؤه والحكم بعدم قبول الطلب.

والصائر على المستأنف عليه.

لهذه الأسباب

إن محكمة الاستئناف وهي تقضي علنيا، انتهائيا :

شكلا : قبول الاستئناف.

موضوعا :

باعتباره جزئيا وإلغاء الحكم المستأنف والحكم بعدم قبول الطلب.

الصائر على المستأنف عليه.

[1] l’individualisme et le droit, Marcel Waline, Bibliothèque Dalloz, paru le 11/07/2007, P.134

[2] Code de procédure pénale, Article 635 alinéa 2

Report d’échéances de crédit : seulement 4% de taux de rejet selon les banques

Sur près 400.000 demandes de report d’échéances de crédit qui ont été traitées et validées par les banques en deux semaine dans le cadre des mesures de riposte au Covid-19, moins de 4% ont été rejetées selon les chiffres du GPBM.

Dans sa réaction à certaines critiques sur l’action du secteur bancaire marocain en ces temps de crise, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) a livré ses chiffres sur une partie de l’effort d’accompagnement de l’économie qu’il a consenti.

Ainsi apprend-t-on que depuis la mise en place de la mesure de report des échéances de crédit dans le cadre des dispositions du Comité de veille économique (CVE) il y a deux semaines, près de 400.000 demandes de report d’échéances de crédit ont été traitées et validées. Les banques affichent un taux de rejet des demandes de moins de 4%, soit une proportions très faible d’à peine 16.000 demandes. Le GPBM rappelle également que plusieurs demandes de lignes de crédit additionnelles de fonctionnement présentées aux banques ont été satisfaites avec un taux de rejet également faible.

Le Groupement insiste également sur le renforcement de l’alimentation des guichets automatiques de banques (GAB) au moment où ces derniers constituent le seul point pour la récupération des aides directes attribuées par les pouvoirs publics pour atténuer l’impact de la pandémie sur les revenus des ménages fragiles.

Par Othmane Zakaria

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Arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration n° 383-20 du 1er joumada II 1441 (27 janvier 2020) modifiant l’arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 213-05 du 15 hija 1425 ( 26 janvier 2005 ) relatif aux assurances obligatoires.

Principale disposition :

  • Suppression de la mention de la couleur de « la carte verte ».

 

قرار لوزير الاقتصاد والمالية وإصلاح الإدارة رقم 383.20 صادر في فاتح جمادى الآخرة 1441 (27 يناير 2020) بتغيير قرار وزير المالية والخوصصة رقم 213.05 الصادر في 15 من ذي الحجة 1425 (26 يناير 2005) المتعلق بالتأمينات الإجبارية.

محتوى القرار:

سحب الإشارة إلى لون البطاقة الخضراء.

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Arrêté du ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration n° 1003-20 du 28 rejeb 1441 (23 mars 2020) fixant, pour l’année 2020, le taux maximum des intérêts déductibles des comptes courants créditeurs d’associés.

Principale disposition :

  • Fixation, pour l’année 2020, du taux maximum des intérêts déductibles versés aux associés au titre des sommes avancées par eux à la société pour les besoins de l’exploitation, à 2,23%.

قرار لوزير الاقتصاد والمالية وإصلاح الإدارة رقم 1003.20 صادر في 28 من رجب 1441 (23 مارس 2020) بتحديد السعر الأقصى للفوائد القابلة للخصم والناجمة عن الحسابات الجارية الدائنة للشركاء خلال سنة 2020.

محتوى القرار:

–   تحديد السعر الأقصى للفوائد القابلة للخصم المدفوعة إلى الشركاء عن المبالغ التي أقرضوها للشركة والتي يستلزمها الاستغلال في 2,23 % برسم سنة 2020.

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Décret n° 2-20-68 du 2 chaabane 1441 (27 mars 2020) modifiant le décret n° 2-93-521 du 11 rebia I 1414 (30 août 1993) pris pour l’application de la loi n° 15-89 réglementant la profession d’expert-comptable et instituant un ordre des experts comptables.

Principale disposition

  • Adaptation du ressort territorial des conseils régionaux des experts comptables au nouveau découpage régional (12 régions), en portant le nombre desdits conseils à 12 (au lieu de 7 précédemment), à raison d’un conseil par région.

مرسوم رقم 2.20.68 صادر في 2 شعبان 1441 (27 مارس 202) يقضي بتغيير المرسوم رقم 2.93.521 بتاريخ 11 من ربيع الأول 1441 (30 أغسطس 1993) لتطبيق القانون رقم 15.89 المتعلق بتنظيم مهنة الخبرة المحاسبية وإنشاء هيئة الخبراء المحاسبين.

مضمون المرسوم:

ملاءمة النفوذ الترابي للمجالس الجهوية للخبراء المحاسبين مع التقسيم الجهوي المكون من 12 جهة، وذلك بالرفع من عدد هذه المجالس من 7 إلى 12، أي إحداث مجلس بكل جهة

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Arrêté conjoint du ministre de l’intérieur, de la ministre de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville et du ministre de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique n° 338-20 du 25 joumada I 1441 (21 janvier 2020) fixant les modalités de mise en œuvre des procédures de gestion dématérialisée de dépôt et d’instruction des demandes d’autorisation, de permis d’habiter et de certificats de conformités, et de leur délivrance.

Principales dispositions :

  • Création d’une plateforme interactive sur l’ensemble du territoire nationale, dédiée aux procédures de gestion dématérialisée de dépôt et d’instruction des demandes d’autorisation, de permis d’habiter et de certificats de conformités, et de leur délivrance, gérée dans le cadre de partenariat public-privé ;
  • Création d’une commission nationale de mise en œuvre et de suivi, ainsi que de commissions régionales et de commissions locales, et fixation de leurs attributions et composition.

قرار مشترك لوزير الداخلية ووزيرة إعداد التراب الوطني والتعمير والإسكان وسياسة المدينة ووزير الصناعة والتجارة والاقتصاد الأخضر والرقمي رقم 338.20 صادر في 25 من جمادى الأولى 1441 (21 يناير 2020) يحدد كيفيات تفعيل مساطر التدبير اللامادي المتعلقة بإيداع ودراسة طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها.

محتوى القرار:

– إحداث منصة رقمية تفاعلية وموحدة على صعيد مجموع التراب الوطني، خاصة بإعمال مساطر التدبير اللامادي المتعلقة بإيداع ودراسة طلبات الرخص ورخص السكن وشواهد المطابقة وتسليمها، يتم تدبيرها في إطار شراكة مع القطاع الخاص؛

– إحداث لجنة مركزية، ولجان جهوية ولجان محلية للتنزيل والتتبع، وتحديد اختصاصاتها وتركيبتها.

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Décret n° 2-20-330 du 24 chaabane 1441 (18 avril 2020) prolongeant la durée d’effet de l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national pour faire face à la propagation du corona virus – covid 19.

Principale disposition :

  • Prorogation de l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 20 mai 2020, à 18 heures.

مرسوم رقم 2.20.330 صادر في 24 من شعبان 1441 (18 ابريل 2020) بتمديد مدة سريان مفعول حالة الطوارئ الصحية بسائر أرجاء التراب الوطني لمواجهة تفشي فيروس كورونا – كوفيد 19. مضمون المرسوم:

–   تمديد مفعول حالة الطوارئ الصحية بسائر أرجاء التراب الوطني إلى غاية 20 ماي 2020 في الساعة السادسة مساء.

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