Droit d’auteur : le Parlement adopte à l’unanimité le projet de loi relatif au BMDA et droits voisins

Droit d’auteur : le Parlement adopte à l’unanimité le projet de loi relatif au BMDA et droits voisins

La Chambre des Représentants a adopté à l’unanimité ce 28 juin, en session plénière, le projet de loi n° 25.19 relatif au Bureau marocain du droit d’auteur et des droits voisins.

e ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi, qui a présenté ce projet de loi en remplacement du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication Mohamed Mehdi Bensaid, a indiqué que ce texte visait à renforcer et consolider les missions confiées au Bureau marocain du droit d’auteur (BMDA), notamment en le dotant des mécanismes lui permettant d’accompagner les mutations et les défis que connaît ce secteur à l’échelle nationale et internationale.

Une loi qui entend moderniser les modes de gestion et d’administration de cette institution et consacrer la transparence et la bonne gouvernance dans la perception et la répartition des droits d’auteur, en plus de promouvoir les conditions financières et morales des créateurs, réaliser des programmes de formation continue des ressources humaines et mettre en œuvre les conventions et accords internationaux signés par le Maroc dans ce domaine, a-t-il souligné.

De nouvelles instances créées

En vertu de la nouvelle loi, le BMDA constitue désormais une instance de gestion collective plutôt qu’un simple office relevant de secteur de la communication, a relevé le ministre, mettant l’accent sur l’importance de ce nouveau statut juridique, qui ouvre la voie à une période de transition avant d’établir un autre statut plus avancé, “une fois que le Bureau aurait prouvé sa capacité à devenir une institution publique stratégique dans le domaine de la culture et de la communication”.

Le projet de loi comporte plusieurs nouveautés portant en particulier sur la création d’un conseil d’administration jouissant de l’ensemble des prérogatives nécessaires à la gestion du BMDA, en plus d’un conseil d’orientation et de suivi chargé de missions consultatives avec pour objectif de promouvoir et protéger le droit d’auteur et les droits voisins.

Parmi les apports du nouveau texte figure un chapitre entier consacré aux règles de gestion des droits d’auteur et des droits voisins, fixant notamment un délai de deux mois pour le paiement par le Bureau des droits perçus en faveur des créateurs et ayants droit, sachant que ce délai commence à la fin de l’année financière durant laquelle il a été procédé à la perception des revenus résultant de l’exploitation de ces droits. Par ailleurs, le BMDA procédera à la publication sur son site internet de la liste des œuvres concernées par ces droits.

Un autre chapitre de cette loi est consacré à l’organisation et le contrôle financier du Bureau, stipulant notamment que le budget du BMDA est réparti entre un budget d’investissement et de gestion et un budget de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. De même, le texte prévoit la création d’une caisse sociale au profit des auteurs et détenteurs des droits voisins, en vue de leur permettre de bénéficier d’un régime de couverture sociale.

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Régularisation des concentrations non notifiées : la décision est officielle

Le Conseil de la concurrence lance officiellement l’opération de régularisation des concentrations non notifiées. Les sanctions seront limitées à 1% du chiffre d’affaires au profit des entités bénéficiaires de la procédure transactionnelle. Ce régime dérogatoire sera appliqué selon des critères déterminés…

 

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Un an après son «arrivée» au Maroc, la SAS suscite toujours de la méfiance

Un an après l’adoption par le Conseil de gouvernement de la loi n° 19.20 modifiant et complétant la loi 17.95, relative aux sociétés anonymes, et plus particulièrement les dispositions relatives aux Sociétés anonymes simplifiées (SAS), le monde des affaires reste encore très récalcitrant à adopter en masse cette nouvelle forme de société qui, pourtant, est plébiscitée sous d’autres cieux, notamment en France où la loi marocaine s’est beaucoup inspirée.

Selon pas mal d’avocats d’affaires consultés, le nombre de SAS inscrites à ce jour dans les différents registres de commerce du royaume ne devrait pas dépasser à tout casser une centaine contre près de 10.000 sociétés anonymes. Et la raison de cette « retenue » pour l’instant par rapport à la forme SAS, censée améliorer le climat des affaires et encourager les investissements en apportant plus de souplesse dans le fonctionnement des personnes morales et leur gouvernance, semble être incarnée par le manque de maîtrise par les juges marocains des subtilités et spécificités de la SAS.

Aussi, les futurs actionnaires se posent la question si en cas de litige quelconque, ils ne se retrouveront pas à essuyer les plâtres des tribunaux de commerce où les gens de robe sont également au stade de la découverte par rapport à ce sujet.

Aussi, les futurs actionnaires se posent la question si en cas de litige quelconque, ils ne se retrouveront pas à essuyer les plâtres des tribunaux de commerce où les gens de robe sont également au stade de la découverte par rapport à ce sujet.

Rappelons que la principale flexibilité apportée par la SAS (au-delà des règles de capital minimum, du nombre minimal des actionnaires….) est la prévalence de la liberté contractuelle au niveau des statuts qui fixent avec liberté les modalités d’organisation de la société et sa gestion sous réserve, bien évidemment, de certaines règles impératives limitatives. Et justement, cette liberté fait aujourd’hui un peu peur. On est presque tenté de parodier Danton ici : « Messieurs les entrepreneurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la SAS sera sauvée ! »

 

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Adoption à l’unanimité du projet de loi relatif aux obligations sécurisées

La Chambre des représentants a adopté, lundi à l’unanimité, le projet de loi n° 94.21 relatif aux obligations sécurisées.

Dans ce sens, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, porte parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a indiqué dans une allocution lue au nom de la ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah, que l’élaboration de ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement pour le développement du secteur financier au Maroc et la mobilisation des ressources longues ainsi que la diversification des sources de financement en général, notamment le financement du logement et des collectivités territoriales.

Ce projet de loi s’assigne aussi comme objectif de répondre aux besoins des investisseurs en ce qui concerne les instruments financiers de long terme et à taux fixe, a-t-il dit, ajoutant que le texte présente d’autres avantages pour les banques émettrices, particulièrement la diversification des instruments de refinancement.

Le ministre a par ailleurs noté que les obligations sécurisées, dont l’émission est limitée aux seules banques et la Caisse de dépôt et de gestion, et soumise à une autorisation spécifique de Bank Al-Maghrib (BAM), sont des instruments de placement sûrs et à long terme, permettant à leurs porteurs de bénéficier notamment de la garantie constituée d’un panier de créances de prêts bancaires hypothécaires ou de créances de prêts aux collectivités territoriales.

Et de noter que ce texte a été élaboré conformément aux meilleures pratiques au niveau international, et ce en vue d’y introduire des dispositions à même d’améliorer la qualité des obligations sécurisées, de maîtriser les risques afférents et d’assurer une meilleure sécurité de leurs porteurs.

Le ministre a en outre mis l’accent sur le rôle important que joue le secteur bancaire dans le développement économique du Royaume, ajoutant que le secteur a réussi à suivre la cadence accélérée de l’investissement qu’a connue le Maroc ces dernières années, à travers le soutien à l’investissement public via les Établissements et entreprises publics, et la création de nouvelles opportunités de financement en faveur des collectivités territoriales.

Les dispositions prévues par ce projet de loi portent essentiellement sur l’autorisation de Bank Al-Maghrib et la supervision des activités d’obligations sécurisées, la couverture de l’encours des obligations sécurisées et le Registre de couverture ainsi que le contrôleur du panier de couverture, outre des dispositions relatives à la transparence et à l’information et aux privilèges des porteurs des obligations sécurisées.

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Un projet de loi pour réglementer l’usage de la Cryptomonnaie pour bientôt

Un projet de loi visant à réglementer l’usage des cryptomonnaies va voir le jour, a annoncé mardi à Rabat, le Wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri.

S’exprimant lors du point de presse à l’issue de la deuxième réunion trimestrielle de 2022 de BAM, M.Jouahri a fait savoir qu’un comité œuvre pour mettre en place un cadre réglementaire adéquat permettant d’allier innovation, technologie et protection du consommateur.

A cet égard, le Wali de la banque centrale a souligné que plusieurs volets vont être pris en considération pour l’élaboration de ce projet de loi, notamment les expériences mondiales en la matière, notant qu’un benchmarking est en cours avec le fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale pour faire les consultations nécessaires dans ce sens.

Il a, en outre, relevé que ce cadre réglementaire permettra aussi de mettre à jour la législation relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Et de noter que certains experts plaident pour une réglementation internationale par rapport à l’utilisation des monnaies numériques.

Il est à rappeler que BAM, le Ministère de l’Économie et des Finances, et l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) ont attiré l’attention du public sur les risques associés à l’utilisation des monnaies virtuelles, dont principalement l’absence de protection du consommateur, la volatilité du cours de change de ces monnaies virtuelles contre une devise ayant cours légal, outre l’utilisation de ces monnaies à des fins illicites ou criminelles, notamment le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

 

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Le Conseil de gouvernement adopte un projet de loi relatif aux sociétés anonymes

Le Conseil de gouvernement, réuni le 23 juin sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a adopté le projet de loi n° 96-21 modifiant et complétant la loi n° 17-95 relative aux sociétés anonymes et édictant des dispositions transitoires relatives à la conversion des actions au porteur en actions nominatives.

Présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de l’adhésion du Maroc au Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales en 2011, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil.

Le ministre a, dans ce sens, rappelé que le gouvernement s’était engagé à répondre et s’aligner aux normes internationales, notamment celles relatives à l’échange de renseignements et l’identification des actionnaires au porteur à tout moment, notant que le projet de loi n° 96-21 a été élaboré en concertation avec les ministères et organismes concernés par sa mise en œuvre, afin de répondre aux obligations internationales du royaume, d’assurer la transparence des participations et de lutter contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale.

Ce projet vise également à supprimer la possibilité d’émettre des actions au porteur pour les sociétés anonymes, à l’exception des valeurs mobilières émises et cédées dans le cadre d’un appel public à l’épargne, régi par les dispositions de la loi n°35-96 relative à la création d’un dépositaire central et à l’institution d’un régime général de l’inscription en compte de certaines valeurs, telle que modifiée et complétée.

Ce projet de loi définit également la procédure d’annulation des actions au porteur non converties en actions nominatives après la fin de la période transitoire, ainsi que les amendes financières prévues.

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Droit successoral : révision du système, que nenni !

Ce sont 44% des Marocains qui tiennent au maintien de la loi sur l’héritage, selon une étude menée par des ONG. Les conclusions de l’étude ne favorisent aucunement le débat sur l’égalité du genre.

Les résultats de l’enquête réalisée en 2020 sur la révision des dispositions du droit successoral menée par l’Association des femmes marocaines pour la recherche et le développement (AFEMARD), en collaboration avec l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), ont été rendus publics. Il en ressort que 44% des Marocains sondés s’y opposent catégoriquement, contre 36% qui sont favorables au changement.

C’est sur un échantillon de 1.200 personnes de plus de 18 ans, respectant la parité et ce dans les principales villes du Royaume, que ce sondage a été effectué. Or, 20% se sont abstenus et ont jugé le sujet complexe. L’objectif était de «sonder les opinions publiques sur la discrimination de genre en matière de succession et d’explorer les possibilités d’une réforme à la lumières des mutations sociales».

Pour des résultats fiables, l’AFEMARD n’a pas fait dans la demi-mesure. Ces sont des enseignants-chercheurs qui ont veillé au bon déroulement de la collecte des témoignages, en prenant en considération la situation familiale, le niveau d’instruction, le milieu urbain ou rural…

À cet effet, les instigateurs de l’enquête ont déduit que les familles ayant un garçon étaient plus rétives au changement. À noter que cette enquête ne s’est pas simplement contentée de recueillir la position des sondés, mais elle s’est également penchée sur la compréhension du système successoral ainsi que sur les règles discriminatoires à l’égard des femmes, leurs fondements, la possibilité de les réviser sur la base des engagements internationaux du Maroc, de la réalité sociale, des finalités du référentiel religieux…

L’étude souligne que l’opinion hostile à toute réforme est celle qui s’exprime le plus, sous prétexte que les dispositions en vigueur «sont fondées sur des versets coraniques précis et sur une large production doctrinale du rite malékite, de plus en plus sacralisée, qui ne permet aucune interprétation en présence d’un texte clair». Conclusion, les positions dominantes demeurent empreintes de conservatisme et justifiées par la religion.

Dans le contexte politique actuel, l’enquête a montré que les personnes interrogées semblent avoir bénéficié d’un enseignement classique, sans démarche critique, où les lectures traditionalistes dominent. Tout compte fait, la marche vers l’égalité, notamment en matière de succession, n’est pas près de subir le moindre changement. D’où la recommandation du rapport d’associer les médias au débat et de mener des actions de sensibilisation.

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